Lorsque l’on voyage au long cours, on regarde toujours à la dépense. Et dans un pays aussi grand que la Chine, il n’y a pas 36 manières de se déplacer : le train où l’avion. Le train étant la solution la moins dispendieuse, j’ai donc opté pour ce mode de déplacement. Qui plus est, il permet de voyager avec les locaux.

  1. Acheter son billet de train

Là, déjà, il y a plusieurs solutions :

  • Si on est dans une grande ville, la guest-house peut s’en occuper pour nous, moyennant une commission.
  • Sinon, reste la solution de l’achat internet via c-trip, mais le site taxera de 20 Yuans à chaque fois,
  • et la dernière, la moins facile mais la moins chère : se rendre à la gare et acheter un billet au guichet. Ce que j’ai fait à chaque fois.

Alors là, il faut s’armer de patience, et être bien préparé. Perso, je relevais les N° de train qui m’intéressaient sur C-trip et l’horaire. Ensuite, au guichet je montrais ma destination sur le Lonely Planet (chaque ville est aussi inscrite en Mandarin, pratique) le jour et le n° de train. Je n’ai eu que très peu de personnes parlant Anglais au guichet des gares, mais avec cette technique, j’ai toujours pu me faire comprendre ! Le plus compliqué étant de rester calme lorsque les Chinois vous passent devant… On ne peut pas dire que faire la queue soit leur fort…

 

  1. Les gares Chinoises

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Non non, ce n’est pas surpeuplé !

Alors là pour le coup, il est important de bien vérifier le nom de la gare sur son billet de train, car il y en a souvent plusieurs par ville. Ça m’est arrivé une fois de ne pas être à la bonne gare, bonjour le stress dans les embouteillages ensuite pour rallier l’autre gare à l’extérieur de la ville… Heureusement que j’étais allée à la gare en avance !

Il faut savoir qu’en Chine, lorsque l’on prend le train, c’est comme quand on prend l’avion, les bagages sont contrôlés au rayon X. Du coup, il faut prévoir une petite marge avant d’aller prendre son train, mais en général, ça se passe plutôt bien. Et finalement, je trouve cela pas mal comme système, quand on voit qu’en France, on peut prendre le train avec une kalachnikov… No comment !

 

  1. Les trains

D’abord, il existe 2 types de train en Chine : les fast train et les trains normaux. La Chine, pays plein d’avenir dispose de très bonne ligne de fast train, mais les tarifs sont forcément plus chers que les trains normaux.

Les différentes classes

En train classique, lorsque l’on achète un billet on a le choix entre couchette molle, couchette dure, siège dur ou standing. Le tout du plus confortable au moins confortable.

En fast train, toujours dans le sens du plus au moins confortable : Business class, siège 2ème classe, siège 1ère casse et standing.

  1. Mes voyages en train

J’ai eu l’occasion de testé plusieurs classe, même si je dois avouer que la plupart du temps j’ai voyagé en hard-seat.

Le hard-seat, ça se passe comment ?

Ben, ça se passe qu’on voyage assis, et que le siège est plutôt dur, voir très dur comme son nom l’indique, mais pas que. Il s’agit en réalité de banquette de 3 places avec un dossier commun pour les gens qui son derrière nous. Du coup, comme les trajets sont long, et que j’ai voyagé essentiellement de nuit (en moyenne des voyage de 10 à 16h), il faut arriver à se trouver une bonne position pour dormir.

Habituée à voyager en bus, je n’ai en général pas trop de problème pour dormir assise, sauf que là, c’est un peu différent. Souvent le voisin se laisse aller d’un coté ou de l’autre, et il est impossible d’incliner, ne serait-ce qu’un tout petit peu le dossier.

Lorsque j’ai eu la chance d’être placé contre la fenêtre, c’était correct. Je pouvais me caler soit contre la fenêtre, soit les coudes sur la tablette avec ma tête dessus. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Certaine fois, j’ai eu à dormir assise, droite comme un i. Autant dire que les nuits passé dans ces conditions ne sont pas très reposantes…

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Pour dormir, chacun sa position, on s’adapte !

Par contre, dans les wagons sièges-durs (ou standing, c’est les mêmes), les gens sont plutôt sympas. J’ai toujours eu quelqu’un pour m’aider à porter mon sac pour le ranger dans les casiers en haut à mon arrivée dans le train.

Ils sont aussi très curieux et essaient de communiquer assez facilement, même si bien sur, c’est rarement possible à cause de la barrière de la langue… En ce qui me concerne, j’adore écrire dans le train, et c’est souvent là que je mettais à jour mon journal de voyage. Et là, j’avais toujours plusieurs têtes par-dessus mon épaule, à lire (ou plutôt essayer) ce que j’étais en train d’écrire.

Et le standing, c’est vraiment debout ?

Si littéralement la traduction de voyage en standing signifie debout, je n’ai pas toujours été debout.

Au départ, c’est sûr on est debout. Mais si on veut, sur le quai de la gare, il se vend des mini tabourets, pour s’assoir dans l’allée. Par contre, il faut être Chinois pour arriver à rester assis là-dessus….

Ensuite, au fur et à mesure des arrêts dans les différentes gares, des sièges se libèrent. Il suffit juste de s’asseoir. En revanche, si à la prochaine gare quelqu’un arrive en disant que c’est sa place, il faut se lever et en rechercher une autre de libre, pas toujours évident. Lors de mes 14h de standing de nuit, j’ai du changé 5 ou 6 fois de place, c’est pas la mère à boire. Mais évidement, j’ai du passer un peu de temps debout, mais de ce côté-là, les Chinois sont plutôt sympa, et parfois on se serre un peu sur les banquettes, et on reste à 4 au lieu de 3. Mais j’avoue que pour avoir fait un Facetime avec une amie après cette nuit là, elle m’a dit « t’as vraiment une sale tête ! »… Merci MC 😉

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Ma tête une nuit de voyage en standing…

Mon 2ème voyage en standing était de jour, en fast-train et ne dura que 5h. Là, le train étant vraiment rempli au départ, pas moyen de s’assoir, j’ai passé environ 3 heures assise par terre, avant d’avoir des sièges libres pour m’asseoir. Mais bon, ça se fait facilement.

Dans l’ensemble, mes voyages en standing ou hard-seat sont de bons souvenirs, abstraction faite de la fatigue !

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Fast-train à Chengdu

Le fast-train en 2ème classe

Alors là pour le coup, c’est déjà plus confortable. D’abord parce-que on a 1 siège pour soi, et en plus il est très confortable. Pour dire, c’est largement aussi confortable que nos TGV 1ère classe. Siège plutôt large, moelleux, et inclinable, bref du bonheur ! Mais je n’ai eu la chance de voyager comme ça qu’une seule fois.

La couchette dure (train classique)

Quand on entend « couchette dure », on a tendance à se dire ça doit pas être top. Mais c’est très confortable, c’est à peu près le même confort que dans le Transsibérien. Donc largement suffisant. La différence avec le tain Russe, c’est qu’ici, les lits sont sur 3 étages, donc autant dire qu’il faut être Chinois pour accéder à la couchette haute facilement. Pour ma part, j’avais le lit du bas, donc aucun problème.

En revanche, une des choses qui m’a frappé en hard-sleep, c’est que les gens sont moins ouverts et sympa qu’en hard-seat. En effet, ces billets coutant plus chers, la classe de voyageur n’est plus la même… Pas d’effort de communication, et aussi, on ne m’a jamais aidé à porter mon sac pour le mettre dans les casiers hauts, même si on me voyait galérer… Une des choses que j’ai appris en voyageant, ce sont les gens les plus pauvres le plus aidants…

 

Voilà, après analyse, en Chine j’aurai passé 76h dans les trains, dont 50h en hard-seat ou standing… ça forge le caractère ! Je n’ai eu au total que 2 voyages en hard sleeper.

About the author: snookmam

Un commentaire

  1. tu as bien du courrage mam, mais en tout cas ca fait plaisir de pouvoir lire tes récits.

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